Curated travel experiences

Les survivants secrets du Mozambique : à la découverte des pangolins et des dugongs dans la nature

« Le Mozambique est l’une des destinations les plus méconnues et les plus passionnantes. C’est un endroit où l’on peut faire l’expérience de la nature sauvage à l’état pur. Par exemple, Gorongosa est trois fois et demie plus grand que le Masai Mara, et pourtant, il ne compte que 32 lits commerciaux ! Ce genre d’exclusivité est rare, et l’on y trouve une faune exceptionnelle. C’est un endroit particulièrement propice à l’observation des lycaons, qui sont ici les prédateurs dominants », partage Suzanne Bayly, directrice générale de Classic Portfolio.

Pour les voyageurs qui privilégient plus que le simple confort et l’exclusivité, nous partageons deux expériences de voyage régénérateur au Mozambique, sélectionnées par Classic Portfolio. Le voyage régénérateur vise à améliorer activement les lieux que nous visitons. C’est une philosophie qui consiste à laisser une destination dans un meilleur état qu’on ne l’a trouvée : restaurer les écosystèmes, soutenir les communautés locales et vous donner, en tant que voyageurs, la chance de laisser un héritage positif.

Rencontre avec les pangolins dans le parc national de Gorongosa
Le parc national de Gorongosa, dans le centre du Mozambique, a connu l’un des rétablissements les plus inspirants d’Afrique en matière de conservation. La guerre civile au Mozambique et le braconnage qui en a découlé ont dévasté cette région, mais depuis 2004, un projet de restauration intensif a entraîné une magnifique renaissance des populations d’animaux sauvages.

L’un des symboles les plus poignants de ce renouveau est sans doute la présence de pangolins, ces mammifères écailleux et farouches qui comptent aussi, malheureusement, parmi les animaux les plus victimes de trafic au monde. Ces dernières années, les équipes de conservation ont sauvé et réhabilité plus de 150 pangolins pour les réintroduire dans des habitats sauvages sécurisés à Gorongosa.

Si vous visitez le parc pour cinq nuits ou plus, vous aurez l’occasion de rejoindre le Projet Pangolin lors de la marche matinale de recherche de nourriture. Chaque jour, une équipe de vétérinaires et de rangers emmène des pangolins en cours de réhabilitation dans différentes parties du parc. Les pangolins sont nocturnes et réputés pour être insaisissables, pourtant, grâce au Projet Pangolin, vous pouvez passer une heure à marcher à leurs côtés. Bien qu’il soit interdit de les toucher, vous serez témoin de quelque chose d’incroyablement rare dans la nature et profiterez d’occasions photographiques exceptionnelles pendant qu’ils se nourrissent et explorent les lieux.

Des guides experts en comportement, en écologie et en conservation des pangolins partageront l’histoire de leur travail de sauvetage, leurs perspectives de survie et les efforts de restauration plus larges du parc. Par votre visite, vous soutenez les patrouilles de rangers, la protection de l’habitat et le travail de réhabilitation en cours. En termes de voyage régénérateur : vous n’êtes pas seulement un spectateur, vous êtes un contributeur.

Voir des dugongs au large des îles Bazaruto
Si Gorongosa témoigne de la restauration des terres intérieures de l’Afrique, le paysage marin turquoise de l’archipel de Bazaruto, au large du Mozambique, raconte une histoire similaire pour l’océan. Cette aire marine protégée figure parmi les derniers bastions viables pour un mammifère marin rare et vulnérable, le dugong, également connu sous le nom de « vache marine ». Les dugongs dépendent entièrement des herbiers marins pour se nourrir, et la conservation de ces prairies sous-marines, qui s’étendent des îles du nord de l’archipel de Bazaruto jusqu’au sud, autour d’Azura Benguerra, est un élément essentiel à leur survie.

« Je me rends dans l’archipel de Bazaruto depuis les années 1990 et, pendant des années, le dugong était comme une créature mythique, tel une licorne. Je n’en avais pas vu. Cependant, depuis 2016, j’en aperçois chaque année lors de mes séjours. Et bien que je n’aie jamais vu de bébé dugong, récemment, le propriétaire d’Azura Benguerra Island se trouvait sur la plage de Peri Peri et en a repéré un dans l’eau ! » partage Suzanne.

« Un autre projet de conservation passionnant est celui de la restauration des hippocampes, qui se déroule dans ces mêmes herbiers marins. De petits fanions sont placés dans les zones où des hippocampes ont été repérés ; ainsi, à marée basse, on peut s’avancer dans l’eau jusqu’aux cuisses et les observer ! »

Au cours des dernières décennies, les pratiques de pêche non durables, la destruction de l’habitat et la disparition des herbiers marins ont décimé les populations de dugongs sur une grande partie de la côte est-africaine. Cependant, grâce aux efforts de gestion d’African Parks, qui cogère la réserve marine, et aux mesures concertées d’application des lois de conservation incluant des patrouilles régulières, l’engagement communautaire et la surveillance, l’archipel de Bazaruto demeure un refuge marin.

En 2024, un projet précurseur de marquage par satellite a été lancé pour surveiller les déplacements des dugongs, leurs zones de nourrissage et leurs couloirs de migration, ce qui constitue une étape cruciale pour assurer leur survie.

Les clients séjournant à Azura Benguerra (et dans d’autres établissements de luxe de Bazaruto) peuvent tenter d’apercevoir le timide et insaisissable dugong depuis un bateau ou un kayak. Dans les herbiers marins paisibles au large de Benguerra ou de Santa Carolina, vous pourriez en voir un dériver tranquillement dans l’eau claire. Les observations sont rares, mais voir un dugong dans la nature est un véritable privilège. En choisissant des lodges situés dans des zones protégées et des opérateurs responsables, vous soutenez la conservation marine, aidez les communautés locales et participez modestement à la sauvegarde de l’avenir de cette créature singulière.

Le programme de sauvetage et de réintégration des pangolins à Gorongosa, tout comme les efforts de protection des dugongs à Bazaruto, sont des initiatives actives et continues qui incarnent le voyage régénérateur. En choisissant ces établissements, votre séjour soutient directement une véritable restauration, et le voyage de luxe se transforme en un acte de gestion responsable plutôt qu’en simple consommation.

Quel meilleur moyen de se détendre et de se ressourcer qu’en profitant d’un voyage régénérateur qui vous permet d’aller au-delà de l’admiration de la beauté de l’Afrique pour protéger activement celle-ci ? Et si le Mozambique vous appelle, un périple combinant brousse et plage pourrait être la manière la plus enrichissante d’y répondre. Si tel est le cas, nous serions ravis de vous aider à planifier un tel voyage, en garantissant une logistique fluide et des vacances sur mesure adaptées à vos besoins. Répondez à cet e-mail et nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions.

Parce qu’en 2026, le véritable luxe ne se résumera pas à la douceur des draps ou à l’éclat azur de la mer. Il se mesurera à l’empreinte que vous laisserez derrière vous.

Bon voyage,

L’équipe Léopard

P.S. Lisez « Découverte du Mozambique : un aventure familiale au paradis » sur notre blog ou regardez ‘ » Quel archipel choisir entre Zanzibar et Bazaruto ? «  sur notre chaîne youtube.

P.P.S Regardez le Pangolin Project en action.

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Bien que nous prônions l’art de prendre son temps et des itinéraires adaptés à votre rythme idéal, la période des fêtes exige une certaine anticipation.

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Seychelles ou Madagascar : quelle est la meilleure destination ?

Les Seychelles sont idéales pour des séjours insulaires de luxe, tandis que Madagascar offre une expérience sauvage, aventureuse, riche en nature et en culture.

Vous ne pouvez pas vous tromper avec l’une ou l’autre des destinations, mais les deux expériences sont très différentes et conviendront à des profils de voyageurs distincts.
Voici ce qu’un groupe de Nouvelle-Zélande, qui a voyagé à Madagascar avec Leopard, a partagé au sujet de son expérience :

« Madagascar a été une surprise très enthousiasmante. Nous étions quatre voyageurs intrépides (plus de 70 ans) de Nouvelle-Zélande, qui n’avions jamais voyagé ensemble auparavant, et Madagascar a été un choix au hasard, car nous avions déjà visité la plupart du reste du monde.
Cela s’est révélé exceptionnel, tant par ses paysages, sa faune que ses habitants, et grâce à l’organisation de Diana. Nous avons eu un super chauffeur, accompagnés de guides locaux, séjourné dans de bons hébergements et vécu 10 jours de plaisir, de rires et d’apprentissage.
Nous recommandons absolument cette expérience à ceux qui apprécient le slow travel, la convivialité, et une aventure différente tout en bénéficiant de confort. »
– Ali

Au-delà du spectacle de la Grande Migration

En juillet 2025, le guide de safari expérimenté Nick Kleer a été témoin d’une scène bouleversante dans le Serengeti.
Chez nous, nous pensons que le véritable luxe du voyage repose autant sur l’éthique et l’impact que sur le confort et l’exclusivité.

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12 parcours de golf incontournables en Afrique du Sud — de Cape Town au Kruger

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À la rencontre des gorilles dans les forêts tropicales reculées d’Afrique

À la rencontre des gorilles dans les forêts tropicales reculées d’Afrique

Le parc national d’Odzala-Kokoua est un lieu magique. Être ici n’a rien à voir avec tout ce que j’ai pu vivre auparavant, ce qui rend l’expérience difficile à décrire. C’est un endroit brut et authentique, mais aussi empreint de joie et de majesté, un mélange parfait pour une aventure inoubliable.

Faire partie des rares personnes au monde à voyager ici est un immense privilège. Il y a quelque chose de profondément humble dans le fait de découvrir un lieu que très peu d’êtres humains auront un jour l’opportunité de contempler.

J’ai vécu l’expérience « Odzala Discovery » de 7 nuits avec Kamba. Notre voyage a été ponctué de moments d’adrénaline, mais surtout empreint d’une profonde tranquillité et d’un sentiment de paix absolue. Il règne ici une authenticité rare, difficile à retrouver ailleurs.

Tous les voyages commencent et se terminent à Brazzaville. Depuis la capitale, un vol d’1h45 vous emmène jusqu’à Odzala, où vous atterrissez en plein cœur de la forêt tropicale, prêt à débuter l’aventure sans attendre.
Notre première étape fut le Ngaga Camp, niché dans une forêt à canopée ouverte, surplombant un sous-bois dense et verdoyant de Marantacées. La vue y est spectaculaire, et l’on se sent immédiatement plongé au cœur de la nature.

Depuis Ngaga, nous avons effectué deux treks à la rencontre des gorilles des plaines de l’Ouest. Seuls quatre visiteurs sont autorisés par groupe, ce qui rend l’expérience très intime et personnelle.
Grâce à un pistage impressionnant dans des conditions parfois difficiles lors de notre première journée, nous avons trouvé la famille Jupiter en train de se nourrir de fruits riches en sucre, perchée en haut d’un arbre. Ce fut un moment saisissant d’observer le dos argenté Jupiter qui doit bien peser plus de 150 kg descendre de l’arbre avec agilité, puis disparaître aussitôt dans la forêt, comme s’il n’avait été qu’un mirage.

Le lendemain, notre mission était de retrouver la famille Neptuno. Ils se nourrissaient au sol. En nous enfonçant dans le dense sous-bois de Marantacées, guidés par les bruits des gorilles qui se régalaient tout autour de nous, j’ai soudain entendu un craquement de branche derrière moi. En me retournant, j’ai croisé le regard de Neptuno, à environ 30 mètres derrière nous.

J’ai brièvement savouré ce moment personnel mais fugace de connexion avec l’imposant dos argenté, puis j’ai claqué des doigts pour avertir le pisteur. Il nous a conduits dans une clairière afin de laisser suffisamment d’espace à Neptuno pour rejoindre sa famille. Je m’attendais à ce qu’il passe tranquillement à côté de nous, mais il nous a offert un spectacle puissant et chargé d’adrénaline en fonçant à nos côtés tout en émettant de forts vocalises. Vous pouvez visionner une vidéo de cette démonstration ici.
Après cette rencontre palpitante, nous avons poursuivi notre chemin pour retrouver les autres membres de sa famille, qui se régalaient de termites et étaient plus faciles à observer que ceux cachés derrière les immenses feuilles de Marantacées.

Pendant notre séjour en forêt, et particulièrement au camp, nous avons observé de nombreuses espèces d’oiseaux et de singes que je n’avais jamais vues auparavant. Presque chaque oiseau rencontré était une découverte pour moi, notamment le canard de Hartlaub, le guêpier noir, le martin-pêcheur chocolat, le grand touraco bleu et le calao à cuisses blanches !

Notre étape suivante, le camp Lango Baï, offrait une expérience totalement différente de celle de Ngaga. Ici, nous faisions des balades deux fois par jour, principalement dans l’eau. L’expérience varie selon la saison et le niveau des eaux, mais vos pieds sont immergés dans l’eau (ou la boue) au moins la moitié du temps, donc des chaussures adaptées sont indispensables !
Le milieu autour de Lango est exceptionnellement varié, allant de la savane à la forêt sèche, en passant par la forêt inondée saisonnièrement et les marécages.

Un baï est une clairière naturelle en forêt, dont le nom provient du mot BaAka local signifiant « ouverture dans la forêt ». Ces clairières possèdent souvent des sols riches en minéraux et des sources d’eau peu profondes, attirant une grande variété de faune, notamment d’énormes mammifères comme les éléphants de forêt et les buffles.

Marcher dans l’écosystème du baï est, pour moi, le cœur de l’expérience Odzala. C’est un voyage calme, presque introspectif, mais chargé d’une vigilance constante, car vous évoluez au milieu des animaux sauvages. Nos guides étaient exceptionnels, lisant la forêt comme un livre et repérant des signes subtils : l’odeur d’un animal, la courbe d’une empreinte dans la boue, un bruissement dans les feuilles, ou une plante qui raconte une histoire.

Nous avons conclu notre séjour par deux nuits au camp Mboko, où nous avons profité de nouvelles balades en forêt et dans le baï, ainsi que de sorties en bateau sur la rivière. Tout au long de notre voyage, nous avons dégusté des repas délicieux et frais, préparés par les chefs du camp. Le personnel incroyable de Kamba a été un véritable point fort pour moi. Leur chaleur, leur attention et leur bienveillance ont énormément contribué à rendre l’expérience unique, nous faisant sentir accueillis et pris en charge à chaque instant. La gentillesse et la douceur des habitants de la République du Congo m’ont profondément marqué, et plus que tout, ce sont les personnes que je n’oublierai jamais.

La conservation est au cœur de l’histoire d’Odzala, et c’est l’une des raisons les plus puissantes de voyager ici. Visiter ce lieu reculé et sauvage soutient directement le travail vital de Kamba et du SPAC dans la protection de la faune, l’autonomisation des communautés locales et l’avancement de la recherche sur la forêt tropicale.

Pour ceux qui acceptent d’affronter un peu d’inconfort (chaleur, insectes et certaines longues journées de voyage), ce périple peut véritablement changer une vie. C’est une opportunité rare de découvrir l’une des grandes étendues sauvages d’Afrique comme peu auront la chance de le faire.

N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus ou pour commencer à planifier votre voyage. Vous pouvez également envoyer un email à info@leopard.voyage pour recevoir un itinéraire personnalisable similaire au mien.

Bon voyage,

Diana

P.S. : Ne confondez pas la République du Congo (où se trouve le parc national d’Odzala-Kokoua) avec la République démocratique du Congo (RDC). La République du Congo compte environ 6 millions d’habitants, tandis que la RDC en compte plus de 100 millions. Cette différence de population importante crée des dynamiques très différentes : la République du Congo est plus sûre et stable, avec moins de pression sur les infrastructures et les services.

P.P.S. Pour en savoir plus sur les différences entre les treks aux gorilles au Rwanda, en Ouganda et en République du Congo, regardez la courte vidéo ci-dessous.

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